Dimanche 21 décembre 2008
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La retraite, pourvu que l'on soit en forme, offre des possibilités de loisirs à foison.
Chacun choisit sa passion ou son hobby en fonction des ses propres possibilités, de ses goûts ou de ses moyens.
J'avais au fond de mon subconscient un sujet de roman qui faisait son bout de chemin, qui mûrissait et s'étoffait au fil des ans, au
fil de ses dernières années d'activité professionnelle, sans idée préconçue d'en faire un livre.
Il a fallu, pour me décider, que nous (mon épouse et moi) fassions la connaissance et que nous nous liions
d'amitié avec une personne (et son épouse) ayant déjà publié plusieurs livres. Ces ouvrages sont consacrés au formidable et mystérieux travail de civilisations disparues,
dans l'art de la construction et particulièrement dans le déplacement d'énormes blocs de pierre. Ce sujet m'a passionné et nous en avons beaucoup discuté.
Quelle chance et quel bonheur de pouvoir écrire et offrir aux lecteurs les résultats de ses propres recherches et investigations,
de les étayer de démonstrations, de calculs, de photos, de tests en grandeur et en situation réelles.
J'ai lu ses livres avec intérêt et plaisir. Puis j'ai rangé en bonne place les ouvrages de notre ami dans ma bibliothèque. Son nom est
écrit en grandes lettres sur la couverture.
J'aimerais avoir, dans ce rayonnage, un livre portant mon nom. Oui, cela me ferait bien plaisir. Alors pourquoi ne pas mettre noir sur
blanc ce qui court déjà virtuellement dans mon esprit?
J'ai saisi l'opportunité de cinq semaines de farniente en Tunisie pour écrire à la va vite des paragraphes qui me venaient tout
naturellement. Le thème étant choisi, le déroulement me venait avec facilité. En deux mois, j'ai bouclé mon histoire.
Retranscrire les deux cahiers à spirale sur mon ordinateur fut une autre histoire. Je me suis couché quelques fois à deux heures du
matin, ou plus.
Ensuite, il faut lire et relire pour corriger. Malgré cela, il subsiste toujours des loups. Alors on fait une impression
papier et on la donne à lire à une tierce personne, puis à une autre et une autre encore.
Chacun apporte ses corrections et émet un avis. J'ai beaucoup apprécié les remarques positives de mes premiers lecteurs. En règle
générale, l'histoire a bien plu. Les gens qui me connaissent le mieux ont trouvé beaucoup de 'moi' dans ces lignes. Mais comment peut-on écrire un premier ouvrage sans y mettre un peu de son âme?
Bien sûr, il s'agit d'un roman, mais les idées directrices émanent de l'auteur.
Le but est bien évidemment de publier ce roman. Mais avant, il faut le faire éditer. Autre paire de manches! Si vous êtes célèbre, ou
très connu, ou auteur reconnu, ou riche, ou politicien, aucun problème. Vous n'aurez qu'à choisir l'éditeur qui vous parait le mieux.
Dans tous les autres cas, à vos rames. Il vous restera une solution, payer un imprimeur pour faire le boulot à vos frais. Ensuite,
vous prendrez vos livres sous votre bras et vous irez le présenter aux libraires. Bonne chance !
C'est normal, on vous dit que des navets, on en présente des centaines par an aux maisons d'édition. Oui, mais moi, j'en ai lu
quelques uns de navets. Et pourtant ils sortaient de presses réputées.
Tout ceci pour dire que j'ai décidé de publier mon bouquin sur Internet. Le e-book, ça s'appelle. Au moins par ici, c'est moins cher
et on a une chance d'être lu.
Seul regret, frustrant, on n'a pas de livre 'papier' à ranger dans sa bibliothèque.
Le gag consisterait à en faire imprimer un seul pour le placer sur mon étagère.............!
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